L’entreprise libérée

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Cet article vient introduire une série de prochain écrits portant sur le sujet de l’entreprise libérée qui traiteront des différents aspects de ce type d’organisation.

Depuis la parution du reportage « L’entreprise libérée » ainsi que l’ouvrage d’Isaac Getz et Brian M. Carney « Liberté & cie », ce sujet à fait couler beaucoup d’encre ! En effet, nombreux sont les articles vantant les mérites d’un tel mode d’organisation… tout comme ceux le décriant essayant par tous les moyens d’y rechercher les limites et les conséquences néfastes possibles.  

Ce mode d’organisation, n’est pourtant pas nouveau. Déjà en 1993, Tom Peters publiait un ouvrage intitulé « L’Entreprise Libérée » dans lequel il décrivait certaines pratiques organisationnelles se rapportant au principe de l’aplatissement des hiérarchies, de la confiance, du droit à l’erreur… Autant de principes évoqués par Isaac Getz et Brian M. Carney au travers de leur étude auprès d’une trentaine d’entreprises ayant instauré ce type d’organisation.

Mais de quel type de liberté s’agit-il ?

Le terme peut paraître « fort » mais il a également permis sa large diffusion et son intérêt grandissant. Dans le cadre de l’entreprise, cette liberté porte sur le fait que les salariés « sont entièrement libre d’agir pour le bien de l’entreprise ». On parle donc de liberté au sens de « liberté d’action » pouvant bénéficier à l’entreprise.
Ainsi, il n’existe pas de modèle de l’entreprise libérée ou de manière de faire s’y rapportant. Mais  il existe autant d’organisations libérées que de cultures d’entreprises différentes : Un socle commun

Il s’agit de bases communes aux dirigeants ayant amorcé cette démarche ou souhaitant le faire. Tout d’abord, cela renvoie à la façon de penser les hommes et les femmes qui composent l’entreprise. La vision de l’entreprise libérée est celle se rapportant à la théorie Y de Mc Gregor stipulant que tout individu a besoin du travail pour se développer et recherche les responsabilités ainsi que la mise en oeuvre de sa créativité. Partant sur cette base, tous les salariés sont considérés comme égaux. Ensuite, on peut également distinguer les entreprises traditionnelles hiérarchiques et les entreprises libérées en les définissant pour les premières comme étant des entreprises « comment » et les secondes des entreprises « pourquoi ». Concernant ces entreprises « pourquoi », elles ne dictent pas aux collaborateurs comment il doivent faire leur travail mais elles les amène à réfléchir à pourquoi ils le font. Cette réflexion conduira l’individu à plus de créativité et d’adaptation. Pour finir, le dirigeant devenu « leader-libérateur » doit porter la vision, les valeurs de respect, d’autonomie, de responsabilité, de confiance… qu’il souhaite insuffler à l’ensemble de son entreprise.

L’ouvrage d’Isaac Getz et Brian M. Carney ne manque pas d’exemples concrets de mise en oeuvre de transformation tout comme les nombreux témoignages consultables sur le web.

Pour aller plus loin :

– Brian M.. Carney, & Getz, I. (2013). Liberté & Cie: quand la liberté des salariés fait le succès des entreprises. Flammarion.

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